Accéder au contenu principal
nettoyage après décès France
Intervention en urgence sur tout le territoire

Spécialiste du nettoyage après décès depuis 2015 en France

Informations claires, conseils pratiques et soutien pour accompagner les familles confrontées à un décès. Nova Clean Décès met à disposition des ressources utiles, pédagogiques et humaines pour comprendre les démarches, les enjeux sanitaires et les actions à entreprendre en toute sérénité.

Nouvelles technologies utiles aux personnes âgées : guide pratique pour mieux vivre à domicile

Les personnes âgées d’aujourd’hui ont connu l’arrivée de la télévision, puis de l’ordinateur, d’internet et maintenant des applications mobiles et objets connectés. Ce bouleversement rapide peut être déroutant, mais il offre aussi des opportunités formidables pour mieux vivre chez soi, rester autonome plus longtemps, limiter les accidents domestiques et préserver le lien social.

Dans cet article, pensé pour les familles, les aidants et les seniors eux-mêmes, nous allons passer en revue de manière concrète les technologies réellement utiles, comment les choisir, les installer, les expliquer et les intégrer au quotidien. L’objectif n’est pas de remplir la maison de gadgets, mais de sélectionner quelques outils simples, fiables et adaptés à la réalité de la vie d’une personne âgée.


Les seniors face au défi du numérique dans la vie de tous les jours

Avec l’âge, plusieurs facteurs viennent compliquer l’usage de la technologie : baisse de la vue, difficultés de concentration, gestes moins précis, mémoire qui fatigue, anxiété face à ce qui est nouveau. À cela s’ajoute parfois la peur de “faire une bêtise”, de casser l’appareil ou de se faire piéger par une arnaque.

Pourtant, le numérique peut répondre à des problématiques très concrètes :

  • Réduire l’isolement grâce à la visiophonie et aux échanges en ligne avec la famille.

  • Améliorer la sécurité à domicile avec des détecteurs et systèmes d’alerte.

  • Faciliter le suivi médical avec des outils simples de prise de constantes.

  • Organiser plus facilement les courses, les livraisons, les médicaments.

  • Prévenir certains drames liés à l’isolement ou à la chute non détectée.

Le rôle des proches est central : un senior qui se sent accompagné, écouté et respecté adoptera beaucoup plus facilement de nouveaux outils. La technologie ne doit jamais être imposée comme une contrainte, mais proposée comme un soutien concret à ses habitudes et à ses souhaits.


Sécuriser le domicile grâce aux objets connectés

La sécurité à domicile est un enjeu majeur du grand âge. Les chutes, départs de feu, fuites, portes mal fermées ou intrusions peuvent avoir des conséquences graves, surtout si la personne vit seule. Certains dispositifs simples peuvent limiter ces risques et accélérer l’alerte en cas de problème.

Capteurs de chute et détecteurs de mouvement

Il existe plusieurs types d’outils :

  • Montres ou bracelets avec détection de chute : en cas de choc brutal ou d’immobilité prolongée, l’appareil peut envoyer une alerte à un proche ou à une plateforme d’assistance.

  • Capteurs de mouvement dans le logement : ils détectent les déplacements dans les pièces clés (salon, chambre, salle de bain, cuisine). Une absence de mouvement inhabituellement longue peut déclencher une alerte.

  • Boutons d’appel d’urgence : portés autour du cou ou au poignet, ils permettent de demander de l’aide en appuyant simplement sur un bouton.

Conseils pratiques :

  • Privilégier des dispositifs discrets, légers, étanches (pour être gardés sous la douche).

  • Vérifier que le système d’alerte est simple : un seul numéro de proche, ou une plateforme 24 h/24.

  • Tester le matériel avec la personne âgée pour qu’elle voie ce qu’il se passe lorsqu’on appuie sur le bouton ou lorsqu’une chute est simulée.

Détecteurs de fumée intelligents et sécurité incendie

Les détecteurs de fumée sont obligatoires dans les logements, mais tous ne se valent pas :

  • Certains modèles peuvent envoyer une notification sur smartphone aux proches en cas de déclenchement.

  • Il existe aussi des détecteurs de gaz ou de monoxyde de carbone, utiles lorsque la cuisine ou le chauffage fonctionnent au gaz.

  • Le plus important reste la fiabilité de l’alarme sonore, suffisamment forte pour être entendue, même par une personne malentendante.

Bonnes pratiques à mettre en place :

  • Positionner les détecteurs dans le couloir, près des chambres, et à proximité de la cuisine.

  • Changer les piles à date fixe chaque année (par exemple à une fête repère) ou opter pour des modèles longue durée.

  • Faire un test régulier avec la personne âgée pour qu’elle sache comment réagir.

Serrures et systèmes d’alarme faciles d’utilisation

L’objectif n’est pas de transformer le domicile en forteresse, mais de réduire les risques :

  • Serrures électroniques ou digicodes pour éviter la perte de clés à répétition.

  • Vidéophones permettant de voir qui sonne avant d’ouvrir.

  • Alarmes simples qui dissuadent les intrusions sans être trop complexes à activer.

Le critère clé est la simplicité : un seul bouton, un code court, aucun menu compliqué. Il est souvent préférable de choisir un système un peu moins sophistiqué mais que la personne âgée maîtrise parfaitement.


Améliorer le suivi de la santé avec les outils connectés

Les nouvelles technologies de santé ne remplacent pas le médecin, mais elles peuvent aider à suivre certains paramètres du quotidien, à mieux préparer les consultations et à détecter des signaux d’alerte.

Tensiomètres, glucomètres et balances connectées

De nombreux appareils classiques (tensiomètres, glucomètres, balances) existent en version connectée :

  • Les mesures sont enregistrées automatiquement dans une application.

  • On peut partager les résultats avec le médecin ou les proches.

  • Certains systèmes indiquent si la valeur est dans une zone normale ou si une vigilance s’impose.

Pour une personne âgée, il est crucial de :

  • Choisir des écrans très lisibles, avec grands chiffres.

  • S’assurer que l’appareil fonctionne même sans smartphone (affichage direct sur l’écran).

  • Préparer une fiche papier indiquant clairement dans quelles situations il faut prévenir le médecin ou la famille (valeurs anormalement hautes ou basses).

Montres et bracelets d’activité

Ces dispositifs mesurent :

  • La fréquence cardiaque.

  • Le nombre de pas quotidiens.

  • Le temps de sommeil approximatif.

  • Parfois, l’oxygénation du sang.

Bien utilisés, ils encouragent un mode de vie plus actif, permettent de repérer une baisse brutale d’activité ou des troubles du sommeil. Mais ils peuvent aussi générer de l’anxiété si la personne se focalise sur chaque variation.

Quelques repères utiles :

  • Expliquer que les chiffres sont des tendances, pas des diagnostics.

  • Fixer des objectifs réalistes, par exemple un nombre de pas adapté à l’état de santé.

  • Désactiver les options inutiles pour éviter les alertes permanentes.

Téléconsultation médicale et dossiers en ligne

La téléconsultation peut rendre de grands services lorsqu’il est difficile de se déplacer :

  • Renouvellement d’ordonnance.

  • Suivi d’une pathologie chronique.

  • Consultation rapide en cas de doute.

Pour que cela se passe bien avec une personne âgée :

  1. Préparer la consultation à l’avance : liste de médicaments, symptômes, questions à poser.

  2. Vérifier la qualité de la connexion internet, du son et de l’image.

  3. Si la personne le souhaite, un proche peut être présent pour aider à reformuler et prendre des notes.

De nombreux systèmes de santé proposent aussi des espaces patients en ligne permettant de consulter comptes rendus, ordonnances et résultats d’examens. Un proche peut aider à créer l’accès et à l’organiser, tout en respectant la confidentialité.


Préserver le lien social grâce aux outils de communication

L’isolement est l’un des facteurs de fragilisation les plus importants chez les seniors. Le numérique peut, lorsqu’il est bien utilisé, recréer du lien, offrir des moments de convivialité et rassurer la famille.

Smartphones et tablettes conçus pour les seniors

Des appareils existent avec :

  • Écran d’accueil simplifié.

  • Icônes grandes et bien espacées.

  • Contacts favoris affichés en premier.

  • Actions limitées aux fonctions essentielles : appeler, envoyer un message, lancer un appel vidéo.

Il est souvent plus efficace de simplifier un appareil grand public (en personnalisant l’écran d’accueil) que de multiplier les options. Quelques règles utiles :

  • Placer les contacts importants en haut de l’écran, avec photo.

  • Supprimer les applications inutiles.

  • Bloquer certaines installations non souhaitées grâce aux réglages.

Visiophonie pour voir régulièrement la famille

Les appels vidéo permettent de :

  • Voir les petits-enfants grandir.

  • Suivre des moments de vie quotidienne (anniversaires, repas de famille).

  • Rassurer la famille sur l’état général du proche.

Pour que la visiophonie devienne une habitude agréable :

  • Prévoir des rendez-vous réguliers, par exemple un appel hebdomadaire.

  • Installer la tablette ou le smartphone sur un support stable, à hauteur de visage.

  • Lancer l’appel en un geste unique pour la personne âgée (icône bien visible, raccourci direct).

Messagerie et réseaux sociaux avec prudence

Les outils de messagerie et les réseaux sociaux peuvent faire du bien s’ils sont encadrés :

  • Aider à créer un compte avec des paramètres de confidentialité renforcés.

  • Expliquer les risques : fausses informations, faux profils, messages malveillants.

  • Rappeler quelques règles simples : ne jamais envoyer de coordonnées bancaires, ne pas cliquer sur les liens suspects, ne pas répondre aux demandes d’argent.

L’objectif est d’ouvrir une fenêtre sur le monde, sans exposer la personne à des contenus agressifs ou à des escroqueries.


Faciliter le quotidien avec les services en ligne

De nombreux services peuvent soulager la personne âgée et les aidants, à condition de rester simples et bien organisés.

Courses en ligne et livraison de repas

Grâce aux plateformes de livraison :

  • Les produits lourds ou encombrants (packs d’eau, lessive) peuvent être livrés à domicile.

  • Certains services proposent des paniers adaptés à des régimes particuliers (diabète, sans sel, etc.).

  • Il est possible de planifier des livraisons régulières.

Bonnes pratiques :

  • Limiter le nombre de sites utilisés pour éviter la confusion.

  • Enregistrer une liste de courses type que l’on adapte chaque semaine.

  • Surveiller les frais de livraison pour rester dans un budget raisonnable.

Pour les repas, des services livrent des plateaux ou plats frais, parfois élaborés avec des diététiciens. Cela peut être un complément précieux aux aides à domicile.

Démarches administratives et services bancaires sécurisés

Les administrations et banques encouragent l’usage des services en ligne. Pour une personne âgée, cela peut être une source de stress, mais aussi une simplification lorsqu’elle est accompagnée.

Quelques pistes :

  • Créer un classement clair des identifiants et mots de passe, sur papier, rangé dans un endroit sécurisé.

  • Préparer un ordinateur ou une tablette dédiés aux démarches sensibles, avec des favoris vers les vrais sites officiels.

  • Activer les alertes par SMS ou mail pour être informé de chaque opération.

Un proche de confiance peut être mandaté officiellement pour aider à la gestion, afin de sécuriser les démarches tout en respectant le cadre légal.

Applications pour organiser médicaments et rendez-vous

Les oublis de médicaments ou de rendez-vous sont fréquents avec l’âge. Des outils simples peuvent aider :

  • Applications qui déclenchent une alarme lorsque vient l’heure de prendre un traitement, avec un message explicite.

  • Calendriers partagés entre le senior et ses proches pour noter consultations, examens, visites d’aides à domicile.

  • Piluliers électroniques qui signalent visuellement le compartiment à ouvrir.

L’idéal est de combiner un support physique (pilulier papier ou plastique) et un rappel numérique. L’un renforce l’autre, sans tout miser sur une seule solution.


Adapter les technologies aux besoins réels des personnes âgées

La clé d’un équipement réussi, ce n’est pas le nombre d’appareils, mais la pertinence par rapport à la situation.

Choisir des outils simples, lisibles et ergonomiques

Quelques critères à garder en tête :

  • Écran suffisamment grand, avec contrastes forts et police agrandie.

  • Boutons physiques ou virtuels assez espacés.

  • Langue et vocabulaire clairs, sans termes techniques obscurs.

  • Possibilité de désactiver des options superflues pour réduire le risque de mauvaise manipulation.

Avant d’acheter, il est utile de :

  • Tester l’appareil en magasin, ou regarder des démonstrations.

  • Se demander si la personne âgée doit l’utiliser seule ou toujours avec un proche.

  • Privilégier des marques offrant un support client accessible et une documentation simple.

Impliquer la famille et les aidants

Les technologies sont plus efficaces lorsqu’elles s’inscrivent dans une organisation globale de l’aide :

  • Un proche peut recevoir les alertes d’un détecteur de chute ou d’un capteur de mouvement.

  • Un aidant professionnel peut vérifier si le pilulier connecté a bien été utilisé.

  • Un coordinateur (enfant, petit-enfant, tuteur) peut centraliser les identifiants et les paramétrages.

Il est important de clarifier qui fait quoi :

  • Qui reçoit les notifications d’urgence ?

  • Qui est chargé de la maintenance (changement de piles, mises à jour) ?

  • Qui aide à préparer les téléconsultations et à ranger les documents médicaux ?

Installer, paramétrer et tester le matériel

Une bonne méthode consiste à procéder par étapes :

  1. Installer un seul dispositif à la fois.

  2. Programmer les paramètres avec la personne âgée, en expliquant chaque choix.

  3. Faire des essais en conditions quasi réelles (simulation d’appel d’urgence, déclenchement volontaire d’une alarme).

  4. Noter les étapes sur une fiche papier à garder près de l’appareil.

Le test est essentiel : il permet de vérifier que la technologie ne crée pas plus de confusion qu’elle n’en résout.


Prévention des risques domestiques et rôle des proches

Certaines situations tragiques liées à des accidents domestiques, à des chutes non détectées ou à un isolement prolongé peuvent être atténuées, voire évitées, grâce à une combinaison de vigilance humaine et d’outils technologiques.

Les familles peuvent agir sur plusieurs plans :

  • Visites régulières et appels fréquents pour repérer des signes de fatigue, de désorientation ou de dépression.

  • Mise en place progressive d’aides techniques : barre d’appui, éclairage renforcé, tapis antidérapants, puis capteurs et alertes.

  • Organisation d’un réseau de voisins ou d’amis qui passent ponctuellement vérifier que tout va bien.

Les technologies ne remplacent pas la présence, mais elles peuvent alerter plus vite lorsqu’un problème survient. Elles sont particulièrement utiles lorsque la famille vit loin ou que la personne refuse certaines formes d’aide plus intrusives.


Accompagner progressivement un proche dans l’usage du numérique

L’adhésion de la personne âgée est le facteur le plus déterminant. Sans confiance ni adhésion, même le meilleur appareil restera dans un tiroir.

Installer un climat de confiance

Il est important de :

  • Écouter les craintes : peur de la surveillance, de la dépendance, de perdre la maîtrise de sa vie.

  • Expliquer en termes simples les bénéfices concrets : être joignable facilement, recevoir de l’aide plus vite, garder le contrôle sur certaines tâches.

  • Respecter les refus et avancer par petites touches, sans imposer un rythme brutal.

La démarche doit être présentée comme un soutien à l’autonomie, et non comme un contrôle.

Mettre en place des routines rassurantes

Les seniors s’adaptent mieux lorsqu’une action devient une habitude :

  • Allumer la tablette à heure fixe pour un appel quotidien ou un journal télévisé en replay.

  • Porter le bracelet d’alerte en même temps que l’on met sa montre.

  • Vérifier chaque soir que le téléphone est posé sur son socle de recharge.

Les routines peuvent être inscrites sur un planning affiché dans la cuisine ou la chambre, avec des formulations très simples.

Créer des mémos et fiches pas à pas

Les notices officielles sont souvent trop complexes. Une approche très efficace consiste à :

  • Rédiger des fiches maison avec des phrases courtes et des photos ou pictogrammes.

  • Numéroter les étapes : 1. Appuyer ici, 2. Attendre l’image, 3. Raccrocher en appuyant là.

  • Utiliser toujours le même vocabulaire et la même mise en forme.

Ces supports peuvent être plastifiés et collés près de l’appareil concerné, pour que la personne âgée les ait sous les yeux.

Respecter le rythme de la personne âgée

Chacun avance à sa vitesse. Certains seniors adoptent très vite la visiophonie mais restent réticents aux paiements en ligne. D’autres acceptent volontiers la téléassistance mais pas les réseaux sociaux. L’essentiel est de :

  • Célébrer les petites réussites (un appel vidéo réussi, une commande en ligne effectuée avec succès).

  • Ne pas dramatiser les erreurs (un mauvais bouton, un appel interrompu).

  • Ajuster le niveau de complexité en fonction des retours de la personne.


Limiter les risques liés aux arnaques et aux abus

Le développement du numérique s’accompagne d’une augmentation des tentatives de fraude ciblant les personnes vulnérables. Un minimum de prévention est indispensable.

Repérer les mails, SMS et appels suspects

Il est utile d’expliquer clairement :

  • Qu’aucune banque ou administration sérieuse ne demande par mail ou SMS un code confidentiel ou un mot de passe.

  • Que les messages urgents annonçant un problème sur le compte sont souvent des pièges.

  • Que les appels d’inconnus demandant un virement ou un paiement immédiat doivent être interrompus.

On peut définir des règles simples :

  • Ne jamais donner de numéro de carte bancaire au téléphone, sauf si la personne est absolument certaine de l’interlocuteur.

  • En cas de doute, raccrocher et rappeler via le numéro officiel, indiqué sur la carte ou le relevé.

  • Prévenir systématiquement un proche avant toute opération financière inhabituelle.

Sécuriser les mots de passe et les paiements

Quelques mesures de base suffisent souvent à réduire les risques :

  • Utiliser un carnet papier dédié aux identifiants, rangé dans un lieu connu de la famille.

  • Éviter les mots de passe trop simples (prénom seul, 1234), sans toutefois tomber dans une complexité impossible à mémoriser.

  • Activer, lorsque c’est possible, la validation en deux étapes pour les comptes sensibles (banque, messagerie principale).

Pour les paiements en ligne, un proche peut :

  • Vérifier régulièrement les relevés bancaires.

  • Limiter les achats à un ou deux sites de confiance.

  • Installer un plafond de paiement pour réduire le risque en cas de fraude.

Se former avec des ressources adaptées

De nombreuses associations, médiathèques ou collectivités proposent des ateliers numériques adaptés aux seniors. Cela permet :

  • De pratiquer en petit groupe, dans un cadre bienveillant.

  • De poser des questions sans honte.

  • De répéter les gestes jusqu’à ce qu’ils deviennent naturels.

Les proches peuvent se renseigner sur les offres locales et accompagner la personne âgée lors des premières séances.


Exemples concrets de parcours pour équiper un domicile senior

Pour rendre tout cela plus concret, voici trois scénarios possibles, à adapter selon chaque situation.

Senior autonome vivant seul en ville

Profil : plus de 75 ans, mobile, sort régulièrement, mais famille éloignée.

Équipement pertinent :

  • Smartphone simple, avec écran d’accueil épuré et contacts favoris.

  • Application de messagerie pour échanger des photos et des nouvelles.

  • Montre d’activité avec fonction d’alerte de chute.

  • Détecteur de fumée fiable et testé.

Organisation :

  • Appel vidéo hebdomadaire avec la famille.

  • Rappel automatique pour les médicaments du soir.

  • Participation à un atelier numérique une fois par mois.

Senior fragile vivant à domicile en zone rurale

Profil : difficultés à se déplacer, plusieurs traitements, isolement géographique.

Équipement pertinent :

  • Téléassistance avec bouton d’alerte porté en permanence.

  • Capteurs de mouvement dans le couloir et la salle de bain.

  • Tensiomètre simple, utilisé avec l’aide d’un proche ou d’une infirmière.

  • Tablette dédiée aux téléconsultations.

Organisation :

  • Livraison régulière de courses et de repas à domicile.

  • Calendrier partagé entre la famille et les professionnels de santé.

  • Suivi des constantes de santé transmis au médecin traitant.

Couple de retraités, l’un des deux étant aidant de l’autre

Profil : l’un des conjoints commence à présenter des troubles de la mémoire, l’autre assure le rôle d’aidant principal.

Équipement pertinent :

  • Pilulier électronique ou application de rappel de médicaments.

  • Agenda numérique partagé avec les enfants pour la répartition des visites et des rendez-vous médicaux.

  • Vidéophone à l’entrée pour rassurer sur l’identité des visiteurs.

  • Capteur de sortie sur la porte si des déambulations nocturnes apparaissent.

Organisation :

  • Mise en place d’un réseau d’aidants (famille, voisins, professionnels).

  • Usage modéré des outils numériques, en privilégiant ce qui soulage le conjoint aidant sans le surcharger.


Vers un usage humain et raisonné des technologies au service du bien vieillir

Les nouvelles technologies ne sont ni une solution miracle ni une menace inévitable. Utilisées avec bon sens, elles peuvent soutenir l’autonomie, renforcer la sécurité et préserver la dignité des personnes âgées. L’essentiel est de rester centré sur la personne : son histoire, ses habitudes, son environnement, ses envies.

Pour les familles et les professionnels, l’enjeu consiste à :

  • Choisir des outils réellement utiles, plutôt que de suivre les modes.

  • Expliquer, montrer, répéter, rassurer, plutôt que d’imposer.

  • Associer la technologie à une présence humaine, attentive et bienveillante.

En combinant aménagements du logement, visites régulières, aides à domicile et solutions numériques adaptées, il est possible de limiter les risques liés à l’isolement et à la fragilité. Cela contribue à éviter nombre de situations dramatiques et à offrir aux seniors un quotidien plus serein, dans un cadre qu’ils connaissent et qu’ils aiment.

Uncategorised

Votes: 96% - 245 votes

96%